Le Centre et les enjeux sociaux

Un article de Pensez le Centre.

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Sommaire

[modifier] 3 Clefs

La conception de la politique sociale du centre, sa doctrine sociale est sans doute un des éléments les plus discriminants de sa doctrine politique. En effet, le Centre a une doctrine sociale s’articulant autour de 3 points clefs :

  • le fondement de la politique sociale est la reconnaissance d’une obligation personnelle de solidarité entre la communauté nationale et chaque individu
  • l’Etat et/ou les collectivités locales doivent assurer l’exercice des solidarités minimales
  • Les solidarités minimales doivent être mises en œuvre au plus près des intéressés au nom de l’efficacité économique de l’action sociale

[modifier] Discussion

[modifier] Les fondements de l'action sociale

Le premier point permet de distinguer la doctrine sociale du centre de celle des doctrines politiques issues du communisme, dans lesquelles la politique sociale s’adresse aux classes sociales ou aux catégories sociales. Il reconnaît le principe d’un lien de solidarité protégeant l’individu, envers qui la Nation contracte une réelle obligation. Cette obligation est un des fondements majeurs de la communauté nationale. Il pourrait même définir la communauté nationale, comme le lieu d’exercice de nos solidarités essentielles.

Cette conception de la solidarité s’exerçant entre une communauté et ses individus se distinguent de celle de la doctrine socialiste qui donne un caractère nécessairement universelle à l’exercice de la solidarité. Cette conception sociale présente l’avantage majeur d’identifier la communauté première dans une situation ou la compétition et le marketing communautaire règnent de plus en plus. C’est par la reconnaissance de son appartenance à la communauté nationale que l’individu s’ouvre les droits à l’exercice de la solidarité nationale.

[modifier] Le rôle de l'Etat

Le deuxième point permet de distinguer la doctrine sociale du centre des doctrines ultralibérales dans lesquelles, l’Etat n’a aucune obligation dans l’exercice des solidarités. Ainsi, le Centre, reconnaît la nécessité de l’implication de l’Etat. En effet l’Etat, parce qu’il est l’outil de la Nation doit s’impliquer et assurer l’exercice de cette solidarité dont la Nation est redevable. La doctrine libérale laisse l’exercice de ces solidarités aux personnes privées par l’intermédiaire de fondations privées ou de particuliers.

[modifier] La subsidiarite de l'action sociale

Le point trois quant à lui constitue un principe de subsidiarité au niveau social. Il s’applique aussi bien au niveau des acteurs sociaux (syndicats de salariés, syndicats patronaux, branches professionnelles), qu’au niveau géographique (l’action sociale doit s’exercer au plus proches des membres de la communauté). Il pose le principe de la délégation de la solidarité nationale aux différents acteurs et ne présuppose pas un rôle primordial de l’Etat, bien au contraire.

Cependant ce principe est en lui-même porteur de bien des difficultés et pose le problème de l’appartenance à d’autres communautés que la communauté nationale dans lesquelles peuvent s’exercer les mêmes solidarités (la commune, la région, la communauté européenne, mais aussi les communautés religieuses, syndicales, politiques…..).

En tout état de cause le principe de subsidiarité ne peut s’appliquer que par délégation. Ainsi la Nation délègue, l’exercice de la solidarité nationale à des entités les plus capables, car plus proches des personnes.

[modifier] Conclusion

Ces principes pourraient présider à la réforme de la politique sociale française définissant le rôle et les obligations de chacun des acteurs sociaux. Cette réforme devra poser le principe de la subsidiarité de l’action sociale et de la représentativité des décideurs dans l’action sociale.

L’action sociale devrait pouvoir s’en trouver renforcer en terme d’efficacité et de cohérence pour les individus qu’elle est censée servir. Ces principes permettent de définir les rôles et les responsabilités des acteurs sociaux, ainsi que les limites de l’action sociale de l’acteur public.